Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 18:05
Le carnaval n'est qu'en février, l'attente est longue...
Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Près de chez moi... Près de chez vous?
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 17:44



Un léger effluve plane entre les branches qui s’agitent. La ville est assoupie et les murs chaulés rayonnent dans la pénombre bienfaisante. C’est l’été qui s’invite ou quelque oiseau de nuit qui fait frémir tes rêves. Le théâtre éthéré du peuple nocturne – l’autre côté des choses – tes fantasmes en cascade et les absents debout plus réels que lune.
Il y a des songes et des soupirs, des sentiments qui s’effacent et des messages envoyés par le vent dans les arbres.
Et puis, c’est le sommeil qui bascule et qui emporte toutes nos chimères en son royaume…

Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Sur la route...
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 16:56



Dans les ports où les gens dorment
Il y a souvent des filles seules
Jacassant aux balcons éclairés :
Ce sont des fées-tendresse…

On cause ici, parfois on s’aime,
On donne des nouvelles, on aimerait rester.
Des princesses de théâtres ont le temps d’écouter
Sous la lampe japonaise fabriquée à Marseille.

Et l’on boit, beaucoup, fort et souvent
Il faut chasser le blues…
Et s’il reste et s’obstine, tant pis pour lui
On le chantera…
Vieille guitare éraillée comme la toux d’un fumeur…

Les bourgeois alités ont des frayeurs d’évêques
Et guettent, par la fenêtre, les marins assoiffés
Avec un air… Craintif…
Puis regardent leur femme avec un air lassé
Et guettent, par la fenêtre, les vieux gars débraillés.
Considèrent les princesses
Avec un air… D’envie…
Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Sur la route...
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 13:47





Il était curieux ce champignon, un savage mushroom aurait déclaré Petit Blaireau...
Mais dans le doute, ne t'abstiens pas... Va de l'avant dirais-je... Un petit tour dans le panier à surprises, c'est toujours ça de gagné.
Ce minuscule fragment de mère nature constituait comme l'écrivait Franck Herbert "Le monde mystique des similitudes ou cessent toutes limitations". Depuis toutes ces années, l'heure bleue était enfon revenue, c'était comme si une porte était de nouveau ouverte. Après l'expérience de l'Ayahuasca, il y avait si longtemps...
Qu'allait révéler le "Savage mushroom" ? Difficile à dire, les portes étaient multiples et possédaient plusieurs noms : Peyotl, Psilicybine, Datura, etc...
Ainsi, il serait facile de rejoindre la véritable existence, la vie des amis de la forêt où scintillent des couleurs différentes d'un autre spectre et d'une autre intensité.
La vision, c'était comme le retour d'un voyage, l'installation confortable dans un paysage familier... les gens d'ici, occidentaux sceptiques que nous sommes considérons que cet ailleurs n'est que le simple effet de substances chimiques absorbées. Mais cette pérégrination comme la marche dans la colline relève de la nature profonde de l'humanité...
J'étais enfin parti, pour quelques minutes, heures ou jours, le temps ne comptait pas... J'allais enfin savoir ce qui existait derrière la ligne d'horizon.
Je réfléchissais à ce que me disait souvent Petit Blaireau : l'occidentalisation n'était que la voie de l'aliénation.

Nanti de mon minuscule passeport végétal, je prenais mon départ, j'étais devenu l'un des premiers psychonautes.
Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Sur la route...
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 17:31

La pensée unique en ayant assez
D’être en dehors de la bonté
Un soir a brisé ses entraves
Elle avait faim d’humanité
Avec ses livres prédigérées, avec ses jeux télévisés
Qui se lovaient au fond des yeux
On la vit s’habiller de rêves
Elle se paraît de mots nouveaux.

Quand on est futile
Tout paraît facile
Au cœur des cités
C’est ce que l’on croit
Mais le temps survient
On brise ses chaînes
On se donne la peine
D’être enfin sensible
Pour être vivant.

Pour les mauvais esprits
Pas de paillettes académie.
Pas de jours de soldes
Dans les rayons du prêt à penser,
Choisissez, choisissez…

De la prose à la poésie
Des pages blanches, aux toiles peintes
Vers ces destins où rien n’est dit
Personne n’a trouvé la gloire.
Mais tout à l’horizon de ton périple
Dans les zones légères de l’émotion
Tu y retrouves le seul, le vrai, l’humain …
Le cri de la vie qui palpite.

Quand on est futile
Tout paraît facile
Au milieu du gué
C’est ce que l’on veut
Mais le jour arrive
On franchit la rive
On se donne le temps
Pour être à l’écoute

Pour les pauvres esprits
Pas de gloire éphémère
Pas de fards, ni de masques
Dans les rayons du prêt à aimer
Déprimez, déprimez…

De ta maison ou de ta rue
Il est temps de briser la glace
Il est temps de traverser le miroir
Qu’un soleil ardent de sensations
Dessille tes yeux fermés aux couleurs de la vie
Qu’un chant barbare
Ouvre tes oreilles bouchées de mièvreries…

Pour les simples d’esprits,
Aragon et Prévert accourez !
Pablo et Vincent peignez !
Enfants, il est l’heure de se réveiller…

Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Mythographies
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