Sur la route...

Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 17:44



Un léger effluve plane entre les branches qui s’agitent. La ville est assoupie et les murs chaulés rayonnent dans la pénombre bienfaisante. C’est l’été qui s’invite ou quelque oiseau de nuit qui fait frémir tes rêves. Le théâtre éthéré du peuple nocturne – l’autre côté des choses – tes fantasmes en cascade et les absents debout plus réels que lune.
Il y a des songes et des soupirs, des sentiments qui s’effacent et des messages envoyés par le vent dans les arbres.
Et puis, c’est le sommeil qui bascule et qui emporte toutes nos chimères en son royaume…

Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Sur la route...
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 16:56



Dans les ports où les gens dorment
Il y a souvent des filles seules
Jacassant aux balcons éclairés :
Ce sont des fées-tendresse…

On cause ici, parfois on s’aime,
On donne des nouvelles, on aimerait rester.
Des princesses de théâtres ont le temps d’écouter
Sous la lampe japonaise fabriquée à Marseille.

Et l’on boit, beaucoup, fort et souvent
Il faut chasser le blues…
Et s’il reste et s’obstine, tant pis pour lui
On le chantera…
Vieille guitare éraillée comme la toux d’un fumeur…

Les bourgeois alités ont des frayeurs d’évêques
Et guettent, par la fenêtre, les marins assoiffés
Avec un air… Craintif…
Puis regardent leur femme avec un air lassé
Et guettent, par la fenêtre, les vieux gars débraillés.
Considèrent les princesses
Avec un air… D’envie…
Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Sur la route...
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 13:47





Il était curieux ce champignon, un savage mushroom aurait déclaré Petit Blaireau...
Mais dans le doute, ne t'abstiens pas... Va de l'avant dirais-je... Un petit tour dans le panier à surprises, c'est toujours ça de gagné.
Ce minuscule fragment de mère nature constituait comme l'écrivait Franck Herbert "Le monde mystique des similitudes ou cessent toutes limitations". Depuis toutes ces années, l'heure bleue était enfon revenue, c'était comme si une porte était de nouveau ouverte. Après l'expérience de l'Ayahuasca, il y avait si longtemps...
Qu'allait révéler le "Savage mushroom" ? Difficile à dire, les portes étaient multiples et possédaient plusieurs noms : Peyotl, Psilicybine, Datura, etc...
Ainsi, il serait facile de rejoindre la véritable existence, la vie des amis de la forêt où scintillent des couleurs différentes d'un autre spectre et d'une autre intensité.
La vision, c'était comme le retour d'un voyage, l'installation confortable dans un paysage familier... les gens d'ici, occidentaux sceptiques que nous sommes considérons que cet ailleurs n'est que le simple effet de substances chimiques absorbées. Mais cette pérégrination comme la marche dans la colline relève de la nature profonde de l'humanité...
J'étais enfin parti, pour quelques minutes, heures ou jours, le temps ne comptait pas... J'allais enfin savoir ce qui existait derrière la ligne d'horizon.
Je réfléchissais à ce que me disait souvent Petit Blaireau : l'occidentalisation n'était que la voie de l'aliénation.

Nanti de mon minuscule passeport végétal, je prenais mon départ, j'étais devenu l'un des premiers psychonautes.
Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Sur la route...
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 10:45


























Des mômes courent au bord de la rivière
Cavalant vers un lendemain où il n'existe pas d'alternatives
Des nuées orageuses s'accrochent à la colline
Une odeur de grillades dans une baraque au bord de l'autoroute




Salut à toi, pèlerin fourbu
Les touristes s'enflamment dans leurs périples programmés
Pas de répit, pas de rencontres, pas d'escales, les minutes sont comptées


Le chemin m'a parlé aujourd'hui
Mais qui écoute ces messages poussiéreux?
Je suis allongé là près du vieux qui chantonne
Retrouvant les visages de jadis


Il chante un air du temps d'avant la frénésie
L'aïeul jette des pierres en l'air et se lève
Sachant le lieu et le moment pour se mettre en route
Il n'y a pas de secret
Rien qu'un sac usé aux bretelles de cuir.


Posséder une idée pour continuer la route
Tu as les jambes raides et un ultime mégot
S'asseoir à une table de café braillard
Et boire de la bière fraîche et des mots


Le chemin m'a parlé aujourd'hui
Mais qui écoute ces messages poussiéreux?
Je suis allongé là près du feu qui crépite
Retrouvant les ombres de mes frères



Le gamin demande : Pa, que faut-il faire pour être heureux?
Où que tu ailles, tu emportes ton histoire, ce sont des fragrances de jeunesse
Ce sont les murs de la maison où tu vas vieillir, fils! N'oublie pas cela.

Je t'ai entendu, vieil homme, le chemin m'a parlé aujourd'hui.


Ma demeure est vaste, je n'en ai pas encore fait le tour
Pour une grillade ou un sourire
Je transmets des messages poussiéreux
Il n'y a pas de secret
Rien qu'un sac usé aux bretelles de cuir.


Des mômes courent au bord de la rivière
Cavalant vers un lendemain où il y a un peut-être...
Je suis allongé là près du vieux qui chantonne
Il chante un air du temps d'avant la frénésie

Il n'y a pas de secret
Rien qu'un sac usé aux bretelles de cuir.

(février 2009)
Par Pascal Dufrénoy - Publié dans : Sur la route...
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